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Lumières d'automne

Publié le par Marie Célanie

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle ....les souvenirs et les regrets aussi....(jacques Prévert)Les feuilles mortes se ramassent à la pelle ....les souvenirs et les regrets aussi....(jacques Prévert)Les feuilles mortes se ramassent à la pelle ....les souvenirs et les regrets aussi....(jacques Prévert)
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Les feuilles mortes se ramassent à la pelle ....les souvenirs et les regrets aussi....(jacques Prévert)

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LE PARFUM DES ROSES

Publié le par Marie Célanie

Le Parfum des roses

Il était seul. Allongé sur le sable. Le jour se levait et bientôt la chaleur serait insupportable. Cette nuit, il avait cru mourir de froid. Il ne sentait plus ses pieds. Peut-être étaient-ils gelés? ...Pour ce qu'ils lui serviraient dorénavant...

Il avait soif. Mais il essayait d'économiser le peu d'eau qui lui restait.

Sa blessure lui faisait mal, de nouveau. Et il ne pouvait pas y faire grand-chose

En partant avec les autres, l'infirmier ou plutôt, celui qui faisait office d'infirmier, lui avait laissé quelques doses de morphine "Pour attendre qu'un hélicoptère vienne te récupérer"

Ils savaient tous les deux qu'il n'y aurait plus d'hélicoptère. Les blessés qui ne pouvaient plus marcher étaient abandonnés, il n'y avait pas d'autre solution. Il n'était pas le premier. Quelques cadavres jonchaient leur route.

Ils étaient donc tous partis après lui avoir serré la main. Ils lui laissaient un peu d'eau et de nourriture, une couverture de survie et son barda. Plus la morphine. Et ses armes.

Le soleil commençait à chauffer. Ou bien il avait de la fièvre. Sa blessure n'était pas belle, elle s'infectait, peut-être.

A quel moment l'aventure glorieuse s'était-elle transformée en déroute sanglante?

Ils avaient cru être prêts. Mais leurs équipements n'avaient pas fait long feu devant les conditions extrêmes du désert. Leurs vêtements étaient trop lourds ou trop légers. Trempés de sueur, ils leur collaient à la peau. Ils ne les protégeaient pas du sable qui pénétrait partout, ni du vent qui les rendait fous..

Face à eux, l'ennemi, insaisissable. Couverts de la tête aux pieds de vêtements amples et noirs, le visage voilé et la tête enserrée dans un foulard. Indifférents au sable et au vent. Aguerris, endurcis par un entraînement sans pitié et un endoctrinement sans faille, ils évoluaient à leur aise dans cet univers hostile.

Leur cruauté froide envers leurs prisonniers était réelle. Il ne voulait pas tomber vivant entre leurs mains.

Il avait quelques heures pour trouver une solution.

La sueur couvrait son visage, lui coulait dans les yeux, dans le cou. Son corps en était trempé. Le soleil... La fièvre...La peur aussi, sans doute.

Le désert autour de lui devenait mouvant. Ses yeux voyaient mal. Les dunes de sable scintillaient, semblant changer de forme, de texture. Trop forte réverbération.

Il aurait aimé en savoir plus sur cet infini de sable. Dès son arrivée, la beauté de ces paysages l'avait séduit, mais il n'y avait pas de temps pour ça. Il s'était dit, quand tout sera fini, je reviendrai. Mais, il fallait avancer, tirer sur des silhouettes imprécises et fantomatiques, et avancer, avancer. Et, maintenant...trop tard...

Il but un peu d'eau. Il allait devoir prendre une décision rapidement.

Ailleurs, il aurait craint une attaque de charognards, pressés de nettoyer sa carcasse. Mais ici...rien ne vivait à part des hommes fous qui se battaient entre eux.

Que deviendrait son cadavre? Y avait-il malgré tout quelque bestiole qui viendrait nettoyer ses os? ou bien le soleil, le sable et le vent le dessècheraient-ils? tiens, ça ressemble à un refrain "le ciel, le soleil et la mer" La mer...elle était loin.

Il pouvait attendre que les ennemis arrivent et tenter d'en tuer un ou deux avant de se faire descendre. Son état de faiblesse ne lui laissait pas d'espoir. Il serait désarmé avant même d'avoir pu tirer. Et ils l'emmèneraient. Cela, il ne le voulait à aucun prix.

Il pouvait utiliser son arme de poing et se tirer une balle dans la tête. Cette solution avait le mérite d'être simple et rapide. Trop peut-être.

Restait la morphine. En espérant qu'il y en ait assez pour provoquer une overdose mortelle. Il but encore un peu d'eau, puis finit tout le reste. Il se cala contre son paquetage et commença les injections.

La douleur lancinante disparut ce qu'il savoura intensément.

Il se sentit fatigué, d'un coup. Il lui semblait entendre résonner les battements de son cœur dans tout son corps.

Boum, boum, boum, un beat obsédant, une pulsation géante, jusqu'à la pointe de ses pieds gelés.

Ses yeux se fermèrent, et il respira un parfum de roses.

Il revit les rosiers qu'ils avaient plantés devant la maison: des blancs, des rouges écarlates presqu'orange, des rouges bordeaux sombres, des jaunes délicats. Ils sentaient si bon!

Un matin, il avait cueilli toutes les roses, les avait effeuillées, avait ramassé leurs pétales et en avait couvert le lit où elle dormait. Elle s'était réveillée dans le parfum des roses. Il entendait encore son rire heureux et complice...

Et s'il revenait?

Il sourit, soupira et s'endormit dans le parfum des roses.

Marie Célanie

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Una calle

Publié le par Marie Célanie

Les vacances en Espagne jusqu'à la dernière prise de vue! Une rue au soleil... Faudra attendre l'année prochaine pour en voir d'autres
Les vacances en Espagne jusqu'à la dernière prise de vue! Une rue au soleil... Faudra attendre l'année prochaine pour en voir d'autres

Les vacances en Espagne jusqu'à la dernière prise de vue! Une rue au soleil... Faudra attendre l'année prochaine pour en voir d'autres

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ET S'IL REVENAIT?

Publié le par Marie Célanie

Et, s'il revenait?

Sûrement, il pousserait la grille qu'elle ne prenait plus la peine de fermer à clé depuis longtemps. D'ailleurs, elle avait égaré la clé. La grille s'ouvrirait en gémissant, ainsi qu'elle le faisait toujours. Il aurait fallu graisser les gonds du portail, mais elle ne s'en préoccupait pas.

Il suivrait la petite allée sablée et bordée de rosiers. Il s'arrêterait un instant pour respirer leur parfum. Il avait toujours aimé le parfum des roses, et les roses sans parfum, si belles qu'elles soient, ne lui plaisaient pas. Il regarderait autour de lui, pour enregistrer les changements, c'est à dire, si peu de choses...Il monterait les trois marche, usées, et frapperait à la porte. 3 coups secs, comme un code oublié.

Elle viendrait lui ouvrir, bien sûr, il y avait si longtemps qu'elle l'attendait!

Il entrerait dans la vieille maison et les sourires et les rires, les chansons et les danses renaîtraient.

Il l'entraînerait en riant et en l'embrassant jusqu'à la vieille nacelle sous la treille dans le jardin. Ce serait la fin de l'été et les raisins commenceraient à mûrir. Les guêpes bourdonneraient autour d'eux dans le soleil.

Ils s'installeraient, et boiraient du thé glacé, en se balançant, doucement. Ils ne parleraient pas du passé, ils ne poseraient pas de question. Il n'y aurait pas de pourquoi, pas de comment. Juste un murmure partagé.

Quand le soleil disparaîtrait à l'horizon, derrière les collines, ils retrouveraient le chemin de la chambre et elle lui ouvrirait son lit, où elle se perdait toute seule depuis tout ce temps.

S'il revenait!

Son regard tomba sur ses mains, posées sur ses genoux, ridées, couvertes de taches brunes, vieillies...

Ses mains à lui n'avaient pas eu le temps de vieillir. Elles devaient reposer sur son arme, quelque part, là-bas, dans les sables du désert, sous le soleil brûlant qui les avaient desséchées. Loin d'elle, loin d'eux.

Elle avait espéré longtemps, malgré les rumeurs, les annonces. Rien n'était sûr, et tant qu'aucun avis officiel ne lui parvenait....Mais il avait bien fallu l'admettre, le corps expéditionnaire avait été massacré, il n'y avait aucun survivant et les corps étaient restés sur place, sans sépulture.

La souffrance s'était installée; son corps semblait se déchirer, il lui semblait que rien ne l'apaiserait jamais. Nuit et jour, les images de mort se succédaient dans son cerveau. La solitude la désespérait. Et chaque jour il lui fallait se battre pour vire une vie sans but.

Le temps efface tout, dit-on. Plutôt, il affaiblit les souvenirs.

Elle resta seule. Vivant chaque jour comme le dernier, une vie sans joie et sans fin.

Mais....s'il revenait?....

Pourquoi n'aurait-elle pas le droit de rêver ? puisqu'elle ne pouvait pas oublier?

copyright Marie Célanie

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Scènes de plage

Publié le par Marie Célanie

Sur le sable, fais ce qu'il te plaît!Sur le sable, fais ce qu'il te plaît!Sur le sable, fais ce qu'il te plaît!
Sur le sable, fais ce qu'il te plaît!Sur le sable, fais ce qu'il te plaît!

Sur le sable, fais ce qu'il te plaît!

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Sombrillas

Publié le par Marie Célanie

"Sombrillas" sur la plage, ordonnées comme à la parade et embellies par les soins d'Eric (prénom exotique pour un espagnol) le plagiste....un rayo de sol, amigos!"Sombrillas" sur la plage, ordonnées comme à la parade et embellies par les soins d'Eric (prénom exotique pour un espagnol) le plagiste....un rayo de sol, amigos!
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Dans les vergers d'Ableiges

Publié le par Marie Célanie

Les Vergers d'Ableiges....Tous les ans, le premier wek-end de septembre, Laurent, marchand de pommes sur le marché de Puteaux, invite ses clients à visiter "les vergers d'Ableiges', son exploitation. Amoins d'une heure de l'agllomération parisienne, nous voici transportés en pleine campagne du Vexin, pour une journée de découvertes, à cheval, en calèche, à pied. Les enfants demandent à y revenir et réclament les Jonagored, les pirouettes, les pakanes et autres pommes dégustées sur place. Merci Laurent pour votre amicale présence sur les marchés et ce partage si "convivial", comme on dit.
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Derniers jours aux Bergères

Publié le par Marie Célanie

Au quartier des Bergères on trouve un peu de tout... une maison rose derrière sa palissade, des carrefours ensoleillés, des épiceries joyeuses, de vielles maisons aux volets fermés sur des secrets perdus, des cours remplies de surprises, des jardins plus ou moins extraordinaires... mais la ville change et bientôt nous aurons oublié que ces endroits ont existé. Saisir dans l'objectif "les derniers jours aux Bergères" les garde dans nos mémoires.
Au quartier des Bergères on trouve un peu de tout... une maison rose derrière sa palissade, des carrefours ensoleillés, des épiceries joyeuses, de vielles maisons aux volets fermés sur des secrets perdus, des cours remplies de surprises, des jardins plus ou moins extraordinaires... mais la ville change et bientôt nous aurons oublié que ces endroits ont existé. Saisir dans l'objectif "les derniers jours aux Bergères" les garde dans nos mémoires.Au quartier des Bergères on trouve un peu de tout... une maison rose derrière sa palissade, des carrefours ensoleillés, des épiceries joyeuses, de vielles maisons aux volets fermés sur des secrets perdus, des cours remplies de surprises, des jardins plus ou moins extraordinaires... mais la ville change et bientôt nous aurons oublié que ces endroits ont existé. Saisir dans l'objectif "les derniers jours aux Bergères" les garde dans nos mémoires.
Au quartier des Bergères on trouve un peu de tout... une maison rose derrière sa palissade, des carrefours ensoleillés, des épiceries joyeuses, de vielles maisons aux volets fermés sur des secrets perdus, des cours remplies de surprises, des jardins plus ou moins extraordinaires... mais la ville change et bientôt nous aurons oublié que ces endroits ont existé. Saisir dans l'objectif "les derniers jours aux Bergères" les garde dans nos mémoires.Au quartier des Bergères on trouve un peu de tout... une maison rose derrière sa palissade, des carrefours ensoleillés, des épiceries joyeuses, de vielles maisons aux volets fermés sur des secrets perdus, des cours remplies de surprises, des jardins plus ou moins extraordinaires... mais la ville change et bientôt nous aurons oublié que ces endroits ont existé. Saisir dans l'objectif "les derniers jours aux Bergères" les garde dans nos mémoires.

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