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Plage

Publié le par Marie Célanie

Quelques ombres chinoises sur une plage espagnole....
Quelques ombres chinoises sur une plage espagnole....Quelques ombres chinoises sur une plage espagnole....
Quelques ombres chinoises sur une plage espagnole....Quelques ombres chinoises sur une plage espagnole....
Quelques ombres chinoises sur une plage espagnole....Quelques ombres chinoises sur une plage espagnole....

Quelques ombres chinoises sur une plage espagnole....

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Home sweet home

Publié le par Marie Célanie

Le retour des vacances s'était plutôt bien passé. Malgré quelques bouchons autour de Bordeaux, nous n'avions rencontré aucune difficulté particulière. Et c'était tant mieux, 700km d'une traite, à part quelques pause, c'est une longue route, entre 8 à 10 heures de voyage en comptant les rares arrêts.

Nous avions quitté les Pyrénées en début d'après-midi, justement pour éviter les autres automobilistes qui, comme nous remontaient vers Paris. Nous sommes donc arrivés chez nous vers 1h du matin. Un peu groggy, mais satisfaits.

Vite, vite, vider la voiture, sortir les produits frais achetés au marché ce matin: les tomates, les piments, le jambon, les pêches, le fromage et les ranger dans le frigo. Vite, vite, tout empiler dans le séjour: valises, sacs, bouquins. Vite, vite, ouvrir les fenêtres pour faire circuler un peu d'air frais. il fait chaud, on laisse ouvert, on ferme juste les volets. et vite, vite, au lit. On met pas le réveil, on ira travailler quand on sera prêts. Fin aout, ya pas d'urgences. Au lit!

La première secousse fit trembler légèrement le lit. nous dormions profondément, et fûmes un peu secoués. La deuxième et celles qui suivirent achevèrent de nous réveiller, brutalement. La lumière passait par les fentes des volets. Un instant désorientés, nous nous demandâmes où nous étions, là-bas? mais ce bruit?

Mais, il est quelle heure au fait? Putain! 6h30! Mais qu'est-ce qu'il se passe? les secousses continuaient, le lit bougeait et un vacarme infernal nous parvenait de l'extérieur.

Mais bien sûr! LE CHANTIER! Le chantier devant chez nous, ouvert depuis 3 ans nous accueillait à sa façon.

Nous sommes allés sur le balcon profiter du spectacle... pelleteuses, camions et autres engins évoluaient, allant chercher de la terre d'un côté pour la déverser un peu plus loin, juste devant chez nous. Quelque art, un engin manœuvrait en produisant ces bip bip si caractéristiques et si agaçants. Il devait bien y avoir 2 ou 3 marteaux piqueurs en action quelque part...

Hagards, nous les avons regardé un moment. Il y a une certaine beauté dans les allées et venues des engins sur un chantier au soleil levant. les bras articulés des pelles mécaniques qui se déploient en une majestueuse chorégraphie, les couleurs criardes des cabines, les mouvements d'ensemble, finalement harmonieux. Et le tout dans un brouhaha de moteurs et de cris.

Abrutis, nous sommes allés boire un café, puis deux dans la cuisine.

Soudain, le silence.7h30.Je rêve! quelle urgence à commencer si tôtpour tout arrêter aussi vite? Mais, profitons du calme retrouvé pour apprécier cette belle matinée de fin d'été. Allons déjeuner sur la terrasse, côté jardin, histoire de voir comment les fleurs ont résisté à notre absence.

Hélas! Nous avions oublié "le Mur de l'Atlantique"! Côté jardin, justement, plus de bruit d'engins, l'immeuble en chantier est terminé, tout se passe à l'intérieur. Donc, 7h30 concert de scies, marteaux, perceuses, ponceuses et autres outils que je n'imagine même pas. Accompagnés des mêmes cris, un peu étouffés par les murs. Parfois, un paquet de cigarettes vide, un emballage de matériau quelconque, en plastique, des débris de flocage s'envolent et se posent en douceur sur la pelouse minée par la poussière, ou sur les fleurs.

Nous avalons notre café et rentrons fermer les fenêtres. C'est le moment que choisit notre voisin de gauche pour entamet quelques travaux de finition. Lui aussi a commencé son chantier il y a 3 ans. il transforme, très joliment d'ailleurs, ce petit immeuble en studios, et ça dure! Lui, doit poser du carrelage car on entend très nettement le tapotement régulier du maillet sur les carreaux, ah et , tiens un petit coup de perceuse à percussion. En attendant la fin des travaux, il stocke dans sa cour les échafaudages, les matériaux, les débris de toute sorte...sous nos fenêtres ou presque.

Nous nous regardons effarés.

Au secours! Fuyons! On file au bureau, là-bas tout est calme!

bienvenue chez nous! On repart quand à la campagne, déjà?

Marie Célanie

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