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UN WEEK END DE REVE !

Publié le par Marie Célanie

Quand ils sortirent du cinéma, la nuit était tombée. Ils cherchèrent un restaurant sur le boulevard bruyant et animé.

Ils s'étaient retrouvés le matin même devant la gare de cette ville qu'ils ne connaissaient ni l'un ni l'autre, après une longue séparation. Ils vivaient à des centaines de kilomètres l'un de l'autre, et leurs rencontres étaient difficiles à organiser.

Pour elle, les choses étaient assez simples : depuis son divorce, elle vivait seule et n'avait de comptes à rendre à personne. Lui était marié et père de famille, et il devait inventer de nouveaux prétextes chaque fois, ou faire coïncider leurs retrouvailles avec ses déplacements professionnels.

Mais ils avaient réussi à se libérer pour 4 jours, du vendredi au dimanche, pour un week-end de rêve...et ils étaient bien décidés à profiter de chaque instant.

En sortant de la gare, ils avaient pris une chambre dans le premier hôtel venu, d'une grande banalité, mais ils n'auraient pas été plus heureux dans un palace.

En se promenant, ils étaient entrés dans ce cinéma et maintenant, ils allaient manger avant de rentrer à l'hôtel, comme s'ils rentraient chez eux. Ils déambulaient, main dans la main et s'embrassaient autant qu'ils le voulaient, jamais lassés, comme tous les amoureux. Comme toujours. Comme chaque fois. C'était un amour fort, puissant qui se voulait au-dessus de tout: de leurs vies, de la morale, des contraintes. rien ne pourrait l'arrêter. C'était une passion qui emportait tout. Et ils en étaient émerveillés et magnifiquement heureux.

Et la deuxième journée se déroula comme la première : ils s'aimaient. Et voilà tout.

Cependant, vers 15h, il insista pour rentrer au plus vite à l'hôtel. Pourquoi pas? Allons-y, main dans la main. Mais il la pressa gentiment. Ils rentrèrent donc rapidement dans leur chambre, tellement impersonnelle. Sitôt arrivé, il se précipita sur la télécommande pour allumer la télé et s'installa confortablement sur le lit.

"Viens près de moi. Je ne veux pas rater la finale de la Coupe du Monde"

"Tu vas regarder un match de foot? Maintenant?"

"Mais oui, c'est la finale, et à cause du décalage horaire, il est retransmis en direct maintenant. Viens. J'adore le foot"

"Pas moi. Voyons , voyons, un match ça dure bien 1h1/2, plus les demi-heures de prolongation, plus les tirs au but peut-être? et les temps de repos? Je vais me promener et je reviens dans à peu près 3h? D'accord?"

Et elle quitta la chambre, sans attendre sa réponse. Etonnée. Un peu dépitée. Un peu déçue. Triste, soudain.

A la réception, elle demanda comment se rendre au bord de mer. Facile, un tram partait de la gare tous les quart d'heure et la mènerait à la plage et au port. C'est ce qu'elle aurait aimé faire : aller jusqu'au bord de la mer. Et elle allait le faire.

Elle descendit à la station "La Grande Plage". La route et la voie longeaient la plage et en étaient séparées par un petit muret, ouvert régulièrement sur des marches qui permettaient d'accéder au sable. La plage était déserte malgré le beau temps et le soleil de printemps. Un vent léger soufflait, les vagues se creusaient, éclatant en gerbes d'écume sur quelques rochers. Elle marcha sur le sable humide, la plage était longue. Elle croisa quelques cavaliers qui galopaient dans l'eau peu profonde. Les mouettes criaient dans le ciel. Elle était bien, là, le bruit de la mer dans l'oreille, le crissement du sable sous les pieds, le vent dans les cheveux. Oui, elle était bien. Elle avisa un kiosque, qui en pleine saison devait déborder de jeux de plage, de serviettes et de maillots de bain, mais qui aujourd'hui était fermé. Stores baissés. Elle s'assit en s'y appuyant et contempla la mer, l'océan qui roulait, éternellement. Elle resta là un moment, jusqu'à ce qu'elle aie un peu froid. Elle quitta alors la plage, cherchant l'arrêt du tram. Ce faisant, son regard fut attiré par un hôtel, posé de l'autre côté de la route. C'était une construction élégante, dans le style de la région, avec un perron et des balcons de pierre rose.

"L'Hôtel de la Plage"

Sans réfléchir, elle y entra et demanda s'il était possible qu'on lui servît un chocolat chaud. Une jeune femme la conduisit dans une salle, l'installa à une table et revint portant sur un plateau une tasse de porcelaine et un pot de chocolat mousseux et odorant. Il dégageait un parfum de vanille et de cannelle irrésistible. Tout en le dégustant, elle engagea la conversation. L'hôtel paraissait vide. La jeune femme lui expliqua qu'en ce moment, ils avaient, en effet, peu de clients, mais que la saison avançant, ils seraient bientôt débordés, comme tous les ans.

"Et...vous avez des chambres libres en ce moment?"

"Oh! oui, ça vous intéresse?  Venez, je vais vous faire visiter"

Elles montèrent au premier étage par un large escalier, aux marches recouvertes d'une moquette à grandes fleurs aux tons pastels.

"Les chambres donnent soit sur la mer, soit sur le parc. Tenez"

Elles entrèrent dans une chambre claire et spacieuse dont la porte-fenêtre s'ouvrait sur la plage. Le lit était grand, les rideaux épais. La salle d'eau attenante était bien aménagée avec des serviettes blanches épaisses et douces. Comme ils seraient bien ici!  Se réveiller le matin aux cris des mouettes et au bruit de la mer! En rentrant, elle lui proposerait de venir finir leur séjour ici. Elle en riait d'avance: "hop! On fait les valises, on change de crèmerie. J'ai trouvé un hôtel génial!" Elle imaginait déjà sa surprise! Oui, ce serait parfait!

Un coup d'œil à sa montre : 18h30! Vite, elle filait le chercher. Elle repartit en sens inverse par le tram qui la déposa devant la gare. Elle se précipita vers leur chambre et frappa à la porte. Il ouvrit brusquement : " Enfin! Mais où étais-tu passée! ça fait plus d'une heure que j'essaie de te joindre sur ton portable! j'ai dû laisser au moins 10 messages!" Son portable, mais il n'avait pas sonné... elle chercha dans son sac: plus de batterie...."Mais pourquoi? Le match a été annulé?" "Non. Mais je dois partir. Rentrer chez moi. Tout de suite."

Elle se sentit sombrer dans un trou noir" Et nos quatre jours?" Elle le regardait, buté, sombre, dur. L'air lui manquait, sa gorge se serrait. Elle dut s'asseoir sur le lit et parvint finalement à articuler :"Mais pourquoi?"

"Ma femme m'a appelé : le chat a disparu, les enfants sont affolés. Je dois rentrer."

Le chat! LE CHAT!! LE CHAT!!!!

Mais il continuait "j'ai rassemblé tes affaires dans ton sac pour gagner du temps et je me suis renseigné, tu as un train vers 20h et tu pourras changer ton billet de retour. Mais il faut te presser"

Elle se leva lentement, vérifia qu'il avait bien tout ramassé. Prit son sac et le suivit sans un mot.

"J'ai déjà réglé la chambre. Je t'accompagne à la gare"

"Non. Va chasser ton chat. je vais me débrouiller"

Elle demanda à la réception de lui appeler un taxi, et elle partit vers L'hôtel de La Plage.

La même jeune femme l'accueillit comme une vieille connaissance et la conduisit à la chambre.

"Vous voulez dîner ici ce soir? Parce que, si vous aimez la musique, le Café du Port organise une soirée concert-repas. Pour 30€ vous assistez à un concert de qualité et vous dégustez une cotriade maison et un far aux pruneaux. Ce soir, ils ont fait venir un groupe anglais" Pourquoi pas? Elle n'avait aucune idée de ce que pouvait être une cotriade, mais cela lui paraissait idéal pour ne pas ruminer seule dans la chambre.

"C'est loin? on y va comment?" "L'hôtel prête des vélos, vous suivez la route et au bout de la plage vous trouverez le port de pêche et le café; vous ne pouvez pas vous tromper. Je les appelle pour annoncer votre arrivée"

Va pour le vélo...qu'est-ce qu'ils auraient ri s'il était resté! Ils seraient arrivés hilares au café! Chasseur de chat! La colère montait, elle étouffait. Autant y aller tout de suite.

Depuis combien d'années n'était-elle pas montée sur un vélo! Paraît que ça ne s'oublie pas.... Après quelques zigzags mal assurés, elle trouva son rythme et roula doucement jusqu'au café qu'elle trouva sans problèmes. Quelques lampions le signalait sur la place déjà obscure.

Elle entra, un peu intimidée : de grandes tables avaient été dressées, dégageant un espace où les musiciens finissaient de s'installer. La salle était pleine, les gens s'asseyaient, se saluaient, on sentait une sorte de camaraderie, ils devaient tous être cousins ou voisins! Un grand blond s'avança vers elle en souriant: "c'est vous qui venez de l'hôtel? Bienvenue! Suivez-moi. Vous verrez, ce soir on a un groupe formidable!" Il l'installa entre deux messieurs charmants qui s'empressèrent de lui servir un kir.

La voix de la chanteuse, délicieusement voilée, s'éleva soudain, à peine soutenue par les percussions. Tandis que la voix montait, pure et ferme, le rythme se mettait en place, le violoncelle soulignait, la guitare rythmait et les voix se rejoignaient, laissant éclater la clarinette, et le bassiste, imperturbable, grattait. Le rythme était légèrement africain, un peu afro-cubain, et l'ensemble, magique. Plus personne ne parlait, les yeux brillaient et la chanteuse chantait, sa voix planait, vous donnant la chair de poule. Elle en avait les larmes aux yeux. Avec qui partager cette émotion? Manquaient une main à serrer, des yeux à chercher, une bouche à laquelle sourire! Alors, elle se tourna vers ses voisins, qui lui sourirent, éblouis eux aussi! Quelle merveille!

Au diable le chasseur de chat!

Elle se carra dans sa chaise et se laissa emporter.

Quand la musique s'arrêta, elle aurait aimé rester dans le silence, laisser résonner le chant encore un peu. Mais la salle s'animait et acclamait le groupe radieux.

On posa sur les tables des soupières fumantes : la cotriade! ses voisins, décidément pleins d'attention, lui expliquèrent que c'était une soupe à base de poissons. Toujours la même et toujours différente, car elle dépendait du résultat de la pêche; "on fait cuire les poissons, les crustacés ou les coquillages ou tous ensemble dans un bouillon de poisson avec des pommes de terre et des poireaux" Elle goûta, apprécia, en reprit une autre assiette, but le cidre généreusement servi. Ses voisins étaient charmants et prévenants, et au café ils lui présentèrent d'autres voisins et la soirée se prolongea pendant que les musiciens remballaient.

A la fin, le patron, le grand barbu qui l'avait accueillie lui demanda:

"Je vous ramène?"

"Ben, je suis à vélo"

"Pas grave, on marchera"

 

©Marie Célanie

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ALWA

Publié le par Marie Célanie

Dans un autre temps, dans une autre vie, dans une autre ville, j'eus à organiser ce que l'on appela "activités périscolaires". Je travaillais alors pour une association qui enseignait le français aux "immigrés". Cette nouvelle activité, périscolaire, s'adressait à leurs enfants, scolarisés, en difficulté et d'origine étrangère.

Dès le début, il était clair qu'il ne s'agissait pas de se substituer à l'enseignement de l'Ecole, mais d'essayer de donner à enfants le moyen d'accrocher à cet enseignement.

Une équipe se forma, chaque animateur restant libre de choisir son approche. Je fis le choix risqué de travailler à partir des enfants: les faire parler (puis écrire) de leurs pays d'origine, de leurs habitudes de vie, et  produire de petits textes qui seraient exposés à la fin de l'année pendant la kermesse de l'école, en introduisant, bien sûr du vocabulaire e de la grammaire à l'occasion.

Et nous l'avons fait.

Et au cours de ces séances, la cuisine, les repas, tenaient une grande place. Tout naturellement, les mamans ont été invitées, à venir nous apprendre à cuisiner leurs recettes. Travail sur le vocabulaire, le calcul (il fallait aller faire les courses, calculer les quantités, le coût des denrées à acheter) et récompense finale : un repas partagé.

Je me souviens d'un petit garçon, français qui arrivait de Pondichéry, en Inde. Il était tout rond, tout doré, avec d'énormes lunettes en équilibre sur son nez minuscule. Il me parlait de riz jaune piquant, de poulet ghorma, avec des yeux brillants et en se frottant le ventre pour me dire à quel point c'était bon! Sa jolie maman est donc venue, vêtue de son sari, nous apprendre à préparer un repas indien (pas trop difficile, quand même)

C'est comme ça que j'ai découvert l'alwa. Et depuis toutes ces années, je n'y avais plus pensé. Et ces jours-ci, en feuilletant un magazine de cuisine, je tombe sur une recette indienne: ALWA.

J'ai fouillé dans mes archives culinaires et j'ai retrouvé la feuille de cahier d'écolier sur laquelle le petit garçon, qui s'appelait Ary, je crois, avait soigneusement écrit la recette de sa maman.

En les comparant, je pus constater qu'il n'y avait aucune différence entre les deux. Donc......

 

Pour préparer un alwa, il vous faudra des carottes. Je vous conseille d'utiliser plutôt des carottes de sables, naturellement plus sucrées et qui gardent une belle couleur à la cuisson. De plus elles ne ramollissent pas, tout en étant tendres sous la dent. Alors, des carottes, des raisins secs, des noix de cajou (nature, pas salées), du beurre, du lait, des graines de cardamone (vertes), du sucre en poudre.

Après avoir pelé les carottes, râpez-les et faites-les fondre légèrement dans un peu de beurre, ensuite mélangez-les et ajoutez le reste du beurre, le lait, les raisins secs, les graines de cardamone pilées, le sucre. Laissez cuire tout doucement, sans brutalité, en remuant jusqu'à obtenir un mélange épais qui se détache des bords du récipient, le lait étant complètement évaporé.

Versez alors dans un joli plat, laissez refroidir et décorez avec les noix de cajou. Servez tiède ou froid.

Mangez cet étonnant et délicieux dessert en dégustant un thé léger, sans sucre avec quelques sablés ou des lamelles de noix de coco.

©Marie Célanie

 

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Paris.....presque sans voiture

Publié le par Marie Célanie

1er octobre 2017, Paris sans voiture, ou presque, Paris sous la pluie, Paris envahi par les vélos et les piétons!
1er octobre 2017, Paris sans voiture, ou presque, Paris sous la pluie, Paris envahi par les vélos et les piétons!
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LES GRANDS ESPRITS

Publié le par Marie Célanie

Je suis allée au cinéma voir le film "Les Grands Esprits" avec Denis Podalydès dans le rôle principal.

L'argument du film : un professeur agrégé de Lettres Classiques, enseignant au Lycée Henri IV, est envoyé en mission dans le Collège Barbara de Stains, dans  le but de fournir un rapport sur les difficultés rencontrées par les élèves et les enseignants dans un collège de banlieue à partir de son expérience.

La première image du film est très forte : le prof parle en latin à ses élèves! Il faut donc supposer que ceux-ci le comprennent !!! En 2017 !!! Vous m'auriez dit en 1957, oui, peut-être, mais en 2017!!!

Ce qui est troublant dans cette classe de ce prestigieux lycée, c'est le silence des élèves, le professeur parle, ils écoutent, le professeur rend des copies avec un commentaire très dur pour chaque élève, personne ne proteste. Ils encaissent poliment.

Nous allons donc suivre ce professeur, la quarantaine grise, ni très grand, ni très petit, ni beau, ni moche, qui arrive dans ce Collège de banlieue, ni pire ni meilleur qu'un autre. Dans une classe ni pire, ni meilleure qu'une autre.

Et nous passons avec lui du silence respectueux au vacarme, au désordre. Les élèves sont des chiens fous : bruyants, agités, irrespectueux, ignorants.

Et, surtout, ils n'ont pas ou plus envie d'apprendre quoi que ce soit de l'école.

Notre petit prof bardé de diplômes et d'expérience va donc se frotter à cette classe-là.

Et ce qui est intéressant, c'est son évolution tout le long de cette année scolaire. Par petites touches, au hasard de quelques scènes, nous le voyons changer et chercher à comprendre pour entraîner sa classe vers le goût de l'étude.

Bien sûr, il y arrivera. Mais en gardant ses exigences de travail, de discipline, d'éducation. Et le portrait de ce professeur est, à mon avis, le plus grand intérêt du film, porté par Podalydès, excellent comme toujours.

L'un des aspects le plus remarquable du film, c'est que jamais il ne tombe dans le misérabilisme, l'action se déroule pratiquement toujours à l'intérieur du collège. A part quelques allusions, on ne nous dit rien de la vie des élèves et de leurs parents, et la cité voisine dont ils sont issus n'apparaît que très peu et de façon anecdotique. Ainsi les problèmes rencontrés par le jeune garçon qui donne la réplique à Monsieur Foucault sont évoqués sans insistance.

A noter des dialogues savoureux, pris sur le vif. De même le langage corporel des élèves est magnifiquement utilisé pour exprimer leurs sentiments.

Ce qui est dommage, c'est que le rapport justifiant cette belle histoire, disparaît complètement. Il eût pourtant été intéressant de suivre les impressions et les réflexions du professeur au fur et à mesure qu'il le rédigeait.

En regardant ce film, mon premier sentiment, fut de constater, avec tristesse, que nos jeunes collégiens de banlieue, ne parlent plus français, mais un langage brutal, mélange d'argot, de verlan, d'arabe et de français. Une sorte de patois citadin ( ce qui n'a rien à voir avec le film, je suis d'accord)

Remarquez, si vous me permettez cet aparté, nos élites parlent un langage brutal, mélange d'anglicismes commerciaux et managementaux et de français...

Ce film est un film charmant, d'une grande tendresse, mais je lui reprocherais un certain manque de rigueur : il se perd en route. Je vous le conseille quand même. Allez voir "Les Grands Esprits" vous passerez un très agréable moment.

 

©Marie Célanie

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Petite christophine deviendra grande ...

Publié le par Marie Célanie

La christophine pousse normalement  sous les tropiques et devient un fruit blanc ou vert de la taille d'une grosse poire qui se consomme un peu comme une courgette. celle-ci a prospéré au soleil des Pyrénées. Pourrons-nous la cueillir à maturité? Va savoir...
La christophine pousse normalement  sous les tropiques et devient un fruit blanc ou vert de la taille d'une grosse poire qui se consomme un peu comme une courgette. celle-ci a prospéré au soleil des Pyrénées. Pourrons-nous la cueillir à maturité? Va savoir...La christophine pousse normalement  sous les tropiques et devient un fruit blanc ou vert de la taille d'une grosse poire qui se consomme un peu comme une courgette. celle-ci a prospéré au soleil des Pyrénées. Pourrons-nous la cueillir à maturité? Va savoir...
La christophine pousse normalement  sous les tropiques et devient un fruit blanc ou vert de la taille d'une grosse poire qui se consomme un peu comme une courgette. celle-ci a prospéré au soleil des Pyrénées. Pourrons-nous la cueillir à maturité? Va savoir...

La christophine pousse normalement sous les tropiques et devient un fruit blanc ou vert de la taille d'une grosse poire qui se consomme un peu comme une courgette. celle-ci a prospéré au soleil des Pyrénées. Pourrons-nous la cueillir à maturité? Va savoir...

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Une demoiselle dans un jardin, l'été

Publié le par Marie Célanie

Visite d'une mante religieuse que mon objectif n'a absolument pas perturbée!
Visite d'une mante religieuse que mon objectif n'a absolument pas perturbée!Visite d'une mante religieuse que mon objectif n'a absolument pas perturbée!
Visite d'une mante religieuse que mon objectif n'a absolument pas perturbée!

Visite d'une mante religieuse que mon objectif n'a absolument pas perturbée!

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Lotus à Limoges

Publié le par Marie Célanie

Lotus à Limoges

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Autour de Limoges

Publié le par Marie Célanie

La cathédrale de Limoges et une promenade le long d'une rivière en Haute-Vienne. Quelle rivière? Aucune idée§
La cathédrale de Limoges et une promenade le long d'une rivière en Haute-Vienne. Quelle rivière? Aucune idée§
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La cathédrale de Limoges et une promenade le long d'une rivière en Haute-Vienne. Quelle rivière? Aucune idée§
La cathédrale de Limoges et une promenade le long d'une rivière en Haute-Vienne. Quelle rivière? Aucune idée§

La cathédrale de Limoges et une promenade le long d'une rivière en Haute-Vienne. Quelle rivière? Aucune idée§

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Biarritz on the sea

Publié le par Marie Célanie

Souvenir de Biarritz en juin 2012, what else?
Souvenir de Biarritz en juin 2012, what else?
Souvenir de Biarritz en juin 2012, what else?
Souvenir de Biarritz en juin 2012, what else?
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Araignée du matin, chagrin.... dit le proverbe!

Publié le par Marie Célanie

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